Atelier équilibre

Selon l’Insee

Selon l’Insee, au 1er janvier 2014, les personnes de 65 ans et plus représentaient 18% de la population. Selon les projections, en 2050, 26.2% de la population aura plus de 65 ans et la part des 75 ans et plus atteindra 15.6%.

Vieillir en bonne santé est un enjeu important de santé publique

Les chutes sont les premières causes de décès accidentel chez les de 65 ans.
On estime qu’environ un tiers des personnes âgées de 65 ans et plus et vivant à domicile chutent chaque année. Cette proportion augmente avec l’âge et les femmes sont quasiment deux fois plus nombreuses à chuter que les hommes.
Ainsi, chaque année 9300 personnes âgées de plus de 65 ans décèdent des suite d’une chute.

Les Ateliers Equilibre se sont déroulées sous forme de 2 cessions de 7 séances consécutives (Septembre à décembre 2015 d’abord puis de février à juin 2016) intéressant chacune une quinzaine de personnes maximum.

Ont également été organisées deux conférences (décembre 2015 et janvier 2016, suivi d’un goûter) autour de l’équilibre et les chutes, la promotion de l’activité physique, l’aménagement de l’habitat ainsi que la nutrition saine et équilibrée chez la personne âgée à domicile, le bon usage des médicaments et la surveillance des interactions médicamenteuses, la prévention des abus toxiques (alcool et tabac), le renforcement de votre capital social et l’accès aux services de santé et soins.

Action accompagnée par :

  • L’URPS Masseurs Kinésithérapeutes Nord Pas-de-Calais

  • Le service Promotion des Actions Sociales et Solidaires Seniors de la ville de Lille (Pass Seniors)

  • La maison de quartier de Wazemmes

  • La mairie et le conseil de quartier de Wazemmes, Le fond de Participation des habitants de Wazemmes

  • Le Conseil Départemental de l’Ordre de Masseurs-Kinésithérapeutes

Bilan de l’action :

  • Au total, nous avons recueilli 53 questionnaires initiaux en retour sur le public fréquentant la Maison de Quartier de Wazemmes et le listing du PASS Séniors de la Ville de Lille. 25 personnes ont souhaité participer aux Ateliers « Prévention des Chutes ».
  • La participation de cette population aux ateliers a été extrêmement rigoureuse.
  • Ils ont tous bénéficié d’un bilan de risque de chute avant les ateliers : TUG modifié, TINETTI statique et Dynamique et Échelle de Qualité de Vie (Notthingham Health Profile ou Échelle de Santé Perceptuelle de Notthingham sous forme d’auto-questionnaire). Tous avaient une valeur moyenne de risque de chute au TUG et au TINETTI, un temps moyen d’exécution du TUG de 15 secondes. Ils ne souffraient pas trop d’isolement. La qualité de la marche était cependant moyenne et tous craignaient donc de ne pouvoir se relever du sol en cas de chute.
  • Durant les ateliers, nous avons veillé à proposer un renforcement musculaire des quadriceps, des moyens fessiers et fessiers, à apprendre à se lever d’une chaise et à s’y assoir sans risque. Nous avons largement évoqué l’importance d’avoir une activité physique régulière, des relations sociales (mais les présents en sont déjà conscients et fréquente la Maison de Quartier) ainsi qu’un aménagement du domicile, du chaussage, de la vue pour limiter les risques. Nous avons évoqué la nécessité de continuer à avoir une bonne hydratation, une alimentation toujours équilibrée et importante. Les participants ont appris à se relever du sol. Nous avons beaucoup travaillé la proprioception et le vestibulaire (divers terrains de marche, mouvement des yeux, de la tête, doubles taches…). Nous avons travaillé les amplitudes articulaires des chevilles et notamment la flexion dorsale souvent limité. Nous avons travaillé le passage d’obstacle et la meilleure manière de descendre ou monter un trottoir, un escalier…
  • Après les ateliers, le risque de chute évalué au TUG et au TINETTI est diminué bien que le temps d’exécution ne soit pas significativement diminué dans le premier groupe mais le temps est diminué dans le second groupe. La qualité de la marche est améliorée chez tous et tous ont plus confiance. Tous savent maintenant se relever du sol et éprouvent donc moins de crainte à cette éventualité.
  • Il serait essentiel également de réaliser un diagnostic et un aménagement du domicile des séniors présentant des risques de chutes, nos futurs confrères Préventeurs devraient s’engouffrer dans la brèche. Sinon, chaque Masseur-Kinésithérapeute est capable de faire un diagnostic d’ergonomie et d’aménagement de l’habitation.
  • Pour répondre à l’évolution des besoins de santé publique, le kinésithérapeute doit pouvoir affirmer son rôle dans la prévention et le repérage du risque de chute (ou de re-chute) et de la perte d’autonomie chez la personne âgée.

Reproduire cette action :

Il est assez aisé de dupliquer cette expérience et de mettre en place une action de prévention des chutes chez les séniors en faisant appel à votre mairie ou mairie de quartier, centre social (Maison de Quartier) ou association de quartier. En effet, il est préférable de travailler au niveau micro-local afin de pouvoir répondre à la demande et trouver les bons relais d’information. Vous pourrez ainsi bénéficier du listing des séniors (70-85 ans par exemple) pouvant bénéficier de vos ateliers. Certaines mairies pourrons extraire des listes électorales l’ensemble de votre cible par quartier ou secteur ; sinon il est possible de démarrer avec le listing du Centre Social, de l’association ou du Pass Séniors de certaines mairies. Vous bénéficierez également auprès de ces interlocuteurs de locaux pouvant accueillir vos ateliers.

Ainsi, dans une perspective où les mutuelles et les caisses envisageront une prise en charge préventive des patients à risque de chute, il est important pour notre profession de se positionner en tant que force de proposition auprès des autorités de santé. Et ceci d’autant plus que la prévention est une part entière de notre activité et de nos compétences.

Sur demande auprès du secrétariat ou via le formulaire de contact, une plaquette-guide est à disposition pour vous aider à instaurer ce type d’action sur votre secteur.

Quelques photos :